Arboriculture

Gel des arbres fruitiers : anticiper et protéger vos vergers

1 juillet 2026 · 6 min de lecture

En arboriculture, la floraison est la période de tous les dangers. Un seul épisode de gel peut compromettre la production d’une saison entière. Comme pour la vigne, la sensibilité dépend du stade phénologique — et elle augmente à mesure que la fleur s’ouvre puis noue.

Des seuils qui varient selon l’espèce et le stade

Repères indicatifs (variables selon variété, durée et conditions) :

  • Bouton rose / boutons verts : tolérance de l’ordre de -3 à -4 °C.
  • Pleine floraison : dégâts possibles dès -2 °C sur fruits à noyau (abricotier, pêcher, prunier).
  • Jeune fruit noué : le plus sensible, dégâts autour de -1 °C.

Les fruits à noyau, à floraison précoce, sont souvent les plus exposés ; les pommiers et poiriers, plus tardifs, restent concernés certaines années.

La topographie fait la différence

L’air froid s’écoule et s’accumule dans les points bas. Un verger en cuvette peut perdre l’essentiel de sa récolte quand une parcelle voisine, mieux ventilée ou en pente, est épargnée. C’est pourquoi une vigilance départementale ne suffit pas : on explique la différence ici.

Protéger ses vergers

Les leviers sont proches de ceux de la vigne : aspersion, bougies, tours antigel, et surtout anticipation. Une protection déclenchée au bon moment, verger par verger, maximise son efficacité.

C’est l’objet d’une alerte gel dédiée à l’arboriculture : vos vergers sur une carte, vos seuils par espèce, et une notification avant la nuit critique.

Ne subissez plus le gel : soyez prévenu avant.

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